Gundam Seed : OMNI VS ZAFT Portable

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Gundam Seed : OMNI VS ZAFT Portable

Message par Le Loup le Dim 18 Nov - 17:35

Aujourd'hui, un test un peu spécial puisqu'il s'agit d'un jeu très peu connu dans notre monde occidentalisé. Vous l'aurez vu au titre, c'est un jeu tiré d'une série Gundam, ma préférée : Gundam Seed.


Avant de passer au jeu, donc, je vous propose un aperçu sur la série.
Gundam Seed est un série traitant de Gundam, soit en termes plus commun d'armures mobiles hautes d'environ 18 mètres et piloté de l'intérieur.
Question scénario, on tape vraiment dans quelque chose de costaud. Voici le topo : les humains ont développé ce qu'il appellent les Coordinateurs, des humains génétiquement modifiés aux capacités physiques et intellectuelles bien supérieures à la moyenne. Ces Coordinateurs ont une intelligence si exceptionnelle qu'ils ont établi des colonies dans l'espace, les PLANTs. Mais l'humain étant ce qu'il est, cette nouvelle race est plutôt mal acceptée par les extrémistes terriens qui se revendiquent de l'Alliance Terrienne, pilotée par l'idéologie de Blue Cosmos, un groupe extrémiste qui prône la suppression pure et simple des coordinateurs. Et c'est en CE 72 lors de la Saint Valentin sanglante, lorsque les extrémistes terriens détruisent une colonie, causant la mort de plus de 100 000 coordinateurs, que les hostilités s'engagent entre l'Alliance Terrienne (ou OMNI) et les forces de Zaft (Zodiac Alliance of Freedom Treaty), les coordinateurs.
Entre ces deux puissances, un petit pays neutre qui accueille aussi bien naturels que corrdinateurs, Orb. Il a développé quelques colonies lui aussi et parmi elles, Héliopolis, où nous rencontrons notre personnage principal, Kira Yamato. Mais très vite, la colonie est attaquée par les forces de ZAFT qui s'emparent de mobiles suits développés en secret par Orb. Au milieu du chaos, Kira se décide à risquer le tout pour le tout et tente de sauver l'un des prototypes. C'est alors que face à lui, brandissant un couteau dans sa direction, il reconnait Asran, son meilleur ami d'enfance, un jeune coordinateur qui s'est engagé chez ZAFT. Tétanisé, il réussit, à bord du Strike, à repousser les quelques forces de ZAFT restées en arrière pour couvrir l'évasion des autres. Un vaisseau de l'Alliance Terrienne arrive et sauve les survivants. Mais il est suivi de près par les forces de ZAFT qui veulent entre autre récupérer le dernier prototype. Le vaisseau, l'Archangel, est puissant mais ne peut pas lutter seul contre les quatre gundams. Le Strike doit participer. Mais cette machine a été développée pour des coordinateurs et seul Kira peut le piloter. Pour défendre ses amis d'aujourd'hui, il doit lutter contre son ami d'enfance. Bienvenue dans Gundam Seed !


Voilà, comme vous avez pu le deviner, ce manga est largement classé dans mes préférés, autant pour son scénario que pour ses musiques ou ses personnages. J'invite quiconque qui ne conna^trait pas à essayer.


Passons maintenant au test proprement dit. Que faire avec un sujet comme ça ? Pas un RPG, non. Pas un jeu de stratégie bien que ça puisse. Peut-être pas non plus un beat-em-all, ce serait ridicule. Un combat en 2D à la Street fighter ? On a testé, c'est un échec...
Alors quoi ?
Eh bien le principe de gameplay du jeu peu se résumer ainsi : un terrain, quatre mobiles suits. Parlons un peu du gameplay en général. Pour ceux qui connaissent Dissidia, les contrôles sont à peu près les mêmes. Un ami m’avait très justement fait remarquer ceci : comment gérer une caméra à la troisième personne sur PSP alors qu’il n’y a qu’un seul pad directionnel ? J’avais déjà testé ce genre de commande avec Star Wars Battlefront II mais cela nécessitait une très bonne coordination entre le pad directionnel qui déterminait la direction (devant-derrière-pas latéral gauche-pas latéral droite) et les touches croix-rond-triangle-carré qui déterminaient la visée de votre arme (haut-bas-gauche-droite). On mettait un certain temps à s’y faire mais au bout de quelques temps, ça nous paraissait naturel.
Dans ce jeu (gundam), pour remédier au problème de visée, le jeu a adopté un système de Lock qui en plus d’assurer une meilleure ergonomie, ne choque en rien lorsqu’on a vu la série. En effet, chaque fois que vous appuyez sur la touche « Changer de cible », votre viseur verrouille une autre machine. Votre pad directionnel vous permet de vous déplacer dans toutes les directions de l’espace mais lorsque vous appuyez sur la touche « Tir », votre machine va orienter son tir vers l’ennemi verrouillé.
Alors c’est sûr, j’entends déjà les critiques : « Wha, mais si tes ennemis sont verrouillés par défaut, c’est trop simple : tu tires et boum ! », ce à quoi je répondrai que vos ennemis sont loin d’être statiques. En effet et assez logiquement, il existe un délai entre le moment où votre arme tire et celui où l’adversaire reçoit (ou non) le coup. D’ailleurs, puisqu’on est dans la visée et les tirs, permettez-moi de vous montrer un petit plus que possède ce jeu :



Analysons rapidement ce screenshot tiré d’internet. Il s’agit de l’écran de jeu principal. Vous avez donc, juste devant vous de dos, votre Gundam, ici l’Abyss, au centre de l’écran. Comme vous pouvez le constater, il est en train de tirer et on ne peut donc pas voir l’adversaire qui est normalement verrouillé, justement, par ce petit lock rouge juste devant. En haut à gauche, le timer entouré d’un arc de cercle bleu et un rouge. Il s’agit des « vies » des différentes équipes. La votre est bleue par défaut et chaque fois que vous abattez une machine adverse, la barre rouge se réduit en fonction du coût de la machine détruite. Plus elle est puissante et, très logiquement, plus la barre se réduit lorsqu’elle est abattue.
En bas à gauche, tout en bas, le nom de votre pilote (ici Auel, A-O-El). Juste au dessus, le 630 constitue la barre de vie de votre machine (ne vous enflammez pas, un coup enlève à peu près 100 points…). Puis, encore au-dessus, votre méthode de communication, pour savoir le nombre de fois où votre allié va se plaindre auprès de vous pour vous dire qu’il se fait taper dessus.
En bas à gauche, il y a une barre circulaire (c’est marrant comme principe, ça…) bleue claire. Il s’agit de vos réacteurs qui, par défaut, se vident assez rapidement (de l’ordre d’une dizaine de secondes) mais qui se rechargent dès que votre machine touche le sol.
Juste à côté à droite, vous l’aurez deviné, il s’agit des munitions des différentes armes (en plus l’Abyss a la mauvaise idée de transporter toute une armada sur lui…). Vous constatez que le nombre des munitions est grandement limité, mais elles ont la bonne idée de se régénérer avec le temps.
Enfin, en haut à droite se trouve le radar avec vous au centre, vos alliés en vert, et les ennemis en orange ou rouge. Et c’est là le point que j’aimerai aborder qui me semble vraiment génial avec ce jeu. Vous remarquerez que je n’ai pas parlé des espèces de flèches rouges et orange respectivement sur le côté droit et en haut de l’écran. Il s’agit des indicateurs des différents ennemis. Lorsqu’un ennemi vous a verrouillé, une flèche orange s’affiche dans sa direction (limité à haut-bas-gauche-droite) et, lorsqu’il vous tire dessus, cet indicateur devient rouge, clignote et émet un petit « Bibip » qui rappelle ceux présent dans la série. Et ça peut paraître un détail, mais c’est vraiment ce qui fait la saveur du jeu. Ce jeu nécessite des nerfs et des réflexes d’aciers, surtout contre plusieurs adversaires. Par exemple, là, l’Abyss est en train de tirer. Il est immobile. Or un ennemi qui, suivant le radar, n’est pas très loin, lui tire dessus. Il faudrait donc qu’il fasse une esquive par l’arrière (deux coups vers le bas avec le pad directionnel) pour pouvoir espérer l’esquiver. Mais il est momentanément immobilisé par son action de tir et je peux donc prévoir qu’il va se prendre un coup.
Tout ce raisonnement, vous devez le faire avant de tirer. Est-ce qu’un ennemi me tire dessus ? Est-ce qu’il y en a un qui m’a verrouillé ? Si oui, s’il tire en même temps que moi, est-ce que j’aurais le temps d’esquiver ? Ça peut paraître gênant et pesant, mais avec le temps, ça devient joussif.

Bien, ceci étant dit, vous remarquerez sans doute que je n’ai pas parlé non plus de cette barre orange remplie au quart en bas à gauche. Eh bien il s’agit là de votre barre de « Seed » (d’où Gundam Seed, oui). Concrètement, pour vous faire un bref résumé de ce qu’est le Seed, il s’agit en gros d’un dérivé du Super-saiyan adapté à Gundam. Le pilote ne devient qu’un avec la machine et la commande à la perfection. Concrètement, vous êtes plus rapide, vous tapez plus fort, vous encaissez moins de dégâts et vos munitions se régénèrent plus vite. Voici une image par exemple lorsque Kira active son Seed dans l'Aile Strike.



Lorsque vous activez un Seed, le temps se freeze pendant à peu près deux secondes et vous voyez donc une image de votre pilote tirée de la série tandis que la caméra tourne une fois autour de votre machine. C’est très stylé, très pratique, mais ça a la mauvaise idée de ne durer qu’une dizaine de secondes.

Parlons un peu des combats au corps à corps, qui sont, je trouve assez mal rendus. Il s’agit juste de coups que l’on peut donner, certains Gundams peuvent faire des combos, mais ça reste très limité par le fait que si on bloque un coup, la machine recule comme si elle venait de prendre et coup et ça casse le combo d’un coup (mais on ne prend pas de dégâts).

Le jeu possède trois modes que je vais développer.
Le premier, le mode combat libre. On choisit sa machine, son pilote…



…on fait quelques réglages…



Et c’est parti pour la baston !

Le deuxième, le mode histoire. On choisit sa machine…



…puis son pilote…



…on a droit à une petite cinématique…



…et on suit le chemin de son pilote à travers 10 missions qui retracent les batailles clés de Gundam Seed.

Enfin, le mode Mission, sans doute l’un des plus complets sur lequel je vais devoir passer un petit peu de temps.
Gundam Seed, au risque de me répéter, possède un scénario. Il plait, il ne plait pas, peu importe, il en a un. Dans le mode mission, vous choisissez votre camp (OMNI ou ZAFT) et vous allez incarner le soldat lambda qui a vu tous les combats dans Gundam Seed. Là, il y a beaucoup plus de phases que dans le mode histoire puisqu’il y a un total de 115 missions, retraçant chacune un affrontement de la série, de celui qui est ellipsé à celui qui prend tout un épisode. Alors forcément, vous commencez avec deux vieilles carcasses de base et, au fur et à mesure des missions, vos machines connaîtront des transformations jusqu’à ce que vous puissiez piloter jusqu’à quatre vrais Gundam. Bien sûr, vous assistez au combat, mais vous pouvez aussi y prendre part. Il y a souvent deux combats parallèles dans une même mission. Les héros, qui se battent entre eux et vous devez dans la mesure du possible faire en sorte que le votre survive, et de l’autre côté, le combat des soldats de base, soit vous. En effet, quelques coups suffisent souvent à se débarrasser des soldats ennemis mais vous n’infligez qu’un pixel de dégât au héros ennemi qui, lui, vous oneshot sans le moindre scupule. Au fil du temps, bien sûr, vous devenez plus fort et vous finissez par vous débarrasser, au terme d’âpres combats, d’un héros ennemi, ce qui booste votre score.

Le jeu possède également un mode multi-joueurs qu’il m’a été donné de tester avec un ami à moi. Pour le mode bataille libre, rien de notable, juste qu’il y a deux joueurs humain sur le terrain au lieu d’un. Mais le mode histoire est intéressant. Le joueur invité va suivre l’histoire de l’hôte en combattant à ses côtés avec n’importe quelle machine ou pilote, l’occasion par exemple de faire combattre côte à côte deux rivaux qui s’affrontent tout le temps dans la série. Quant au mode mission, malheureusement, il n’est pas disponible ne multi-joueurs.
Sinon, vous l’aurez remarqué, le jeu est en japonais, donc oui, j’ai galéré pour faire ce test puisqu’il a fallu que je comprenne chaque option en testant : « Qu’est-ce que ça fait si je modifie ça ? » (je vous raconte pas le b*rdel pour l’écran de réglages du mode combat libre…).
Pour les musiques, ce sont celles de la série, donc c’est vraiment bien. Par exemple, on peut choisir la musique dans l’écran de réglage du combat libre et ça, croyez-moi, c’est cool !)
On regrette cependant qu’il y ait un nombre exubérant de machines de soldats de base au détriment de quelques machines de Seed Destiny. En effet, on nous met l’eau à la bouche en nous proposant certaines machines du début de Destiny (par exemple l’Abyss), mais on ne nous met pas celles qui viennent après. Bon, c’est dommage, mais bon…
Pour les pilotes, on a une gamme extrêmement large, mais là encore, il manque au moins un pilote de Destiny alors que tous les autres sont présents. Détail amusant également : il arrive dans la série qu’un personnage ait à piloter dans plusieurs cas de figure. Certains, par exemple, changent de camp et ont donc plusieurs uniformes différents à travers la série. Le maximum est tout de même de quatre tenues différentes pour un seul pilote.

En conclusion (parce qu’il faut bien y arriver), ceux qui ne connaissent pas Gundam Seed apprécieront sans doute le gameplay mais seront sûrement vite lassés. Les autres en revanche, sont partis pour des heures de jeu, de tests, d’essai et d’amusement. Les machines sont, il faut l’avouer, assez bien rendus et les développeurs n’ont pas sombré dans ce penchant de faire des figure en 2D (pour respecter l’ambiance Manga) dans un univers en 3D (ne vous marrez pas, j’ai vu ça dans Bleach !). On a donc des Gundam réalistes et c’est très bien comme ça.

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